Robert David BARNSBY

Herbier Barnsby 
Cote : FPH-BAR 1 à 24

                                             HERBIER BARNSBY 
                                     Phanérogames et Ptéridophytes

 

DESCRIPTION


Nombre de dossiers     : 25 (il y a une 16 bis) et la 9 est manquante.
Nombre de données     : 2616
Nombre d’espèces    : 1800 environ
Zone géographique     : France (surtout Indre-et-Loire) et monde
Période de collecte     : Dates extrêmes : 1811 -1912
Contenu        : Phanérogames ; quelques Ptéridophytes
Localisation        : bibliothèque universitaire sciences-pharmacie, parc de Grandmont
Empoisonnement    ; oui, sommairement par les soins du Muséum national d’histoire naturelle de Paris

Collecteurs : 
Sur les 3618 données de l’herbier, une centaine n’ont pas de collecteur cité (ou le nom n’a pu être lu).  2056 données correspondent à des récoltes de Barnsby ou des membres de sa famille (soit 78, 5%). 392 proviennent d’autres collecteurs (soit 14,98%).
D’autre part, Barnsby a ajouté 64 planches de l’herbier du vicomte de Villiers du Terrage
Parmi les collecteurs autres que Barnsby et Villiers du Terrage, les plus représentés sont : Delaunay (110 parts) ; de la Savinière (46 parts) ; Lair (23 parts) ; Tourlet (20) ; Coqueray (15 parts).


HISTOIRE DE l’HERBIER

Robert David Barnsby, professeur à l’école de médecine et de pharmacie de Tours et directeur du jardin botanique de la ville, a réalisé un volumineux herbier avec des plantes récoltées soit dans la nature, soit dans divers jardins botaniques. Il l’a complété par des échantillons envoyés par divers correspondants, ainsi que par des planches prélevées dans l’herbier Villiers du Terrage.
Pour une raison non élucidée et à une date inconnue (mais après le décès de Barnsby), son herbier a été transféré au Muséum d’histoire naturelle de Paris puis donné vers 1980 au Laboratoire de biologie végétale de l’université d’Orsay. Menacé de destruction, il a été ramené à Tours par le botaniste tourangeau François Botté en juin 1999. Il est conservé à la bibliothèque universitaire de Grandmont. 
La collection Barnsby a été analysée à partir de 2012 et les parts d’herbier ont été placées dans des boites d’archives. Un fichier numérique a été réalisé par Marc Rideau. Etudié par Damien Avril en (SEPANT) en 2018, ce fichier a été révisé en 2020 puis 2025. 

ETAT MATERIEL

Papier acide souvent en état médiocre. Les planches d’une même espèce sont attachées entre elles par une épingle
Échantillons fixés par des bandelettes collées.
Grandes étiquettes très caractéristiques à l’en-tête de Barnsby, mais parfois écrites manuellement. 

L’AUTEUR : Robert David BARNSBY

Né le 17 janvier 1832 à Blois (Loir-et-Cher), décédé le 19 novembre 1916 à Tours, Robert David Barnsby est le fils de Robert Barnsby et d’Elisabeth Norton, tous deux de nationalité anglaise. Il épouse Marie-Thérèse Théolinde Mauduyt, fille d’un professeur de l’école de pharmacie de Poitiers (Vienne) et quatre enfants naissent de cette union. 
Elève dans une pharmacie, il prépare seul les examens pour entrer à l’école préparatoire de médecine et de pharmacie de Tours. Entre 1848 et 1850, il est interne à l’hospice général de Tours. Il passe le diplôme de « pharmaceutical chemist » devant un jury londonien puis termine ses études à Paris où il obtient le grade de pharmacien de première classe à Paris en 1856. Il devient le collaborateur du professeur Jean-Baptiste Chevallier.  

En 1857, Barnsby opte pour la nationalité française. Il est nommé à la fois pharmacien-chef à l’hospice général de Tours et professeur suppléant des chaires de chimie et d’histoire naturelle (1858) à l’école préparatoire de médecine et de pharmacie. Il devient titulaire de la chaire d’histoire naturelle et de matière médicale en 1872, puis remplace le professeur Danner à la direction de l’école de1893 à 1902.
Tôt attiré par les sciences naturelles, Barnsby demande dès 1856 son admission à la Société botanique de France : il publie dans le Bulletin de cette Société une observation sur une anomalie morphologique du radis et devient en 1910 vice-président de la Société.  La ville de Tours le charge d’un cours public de botanique à partir de 1857. Les herborisations qu’il organise tous les ans pour ses étudiants en médecine lui serviront de matériau pour la publication de Florules résumant ses sorties dans trois régions de la Touraine. Il adresse plusieurs informations à Gaston Bonnier quand ce dernier rédige sa Flore complète illustrée en couleurs, de France, Suisse et Belgique. Parallèlement à ses fonctions à l’école de médecine, Barnsby dirige le jardin botanique de Tours de 1857 à 1903. 
Dans le cadre de ses activités hospitalières, Barnsby a œuvré activement au développement de l’hygiène en Indre-et-Loire. En 1862, il entre au Conseil départemental d’hygiène publique et de salubrité. Pendant 25 ans, il en rédige les rapports et cette activité lui vaut d’être élu membre correspondant de l’Académie nationale de médecine. Dès 1874, il se préoccupe de la qualité des eaux de la ville de Tours et publie un traité sur la propreté des rues en 1886. Il fonde en 1898 un laboratoire de bactériologie à l’hospice de Tours. 

SOURCES 

AMT, Série 2R 258 : jardin botanique. 
RIDEAU M., Notice Barnsby dans le Dictionnaire des scientifiques de Touraine, édité à Tours par les PUFR en 2017 (p. 72-73)
RIDEAU, M. Robert David Barnsby (1832-1916) pharmacien, botaniste, hygiéniste. Mémoires de l’académie de Touraine, 2018. P. 161-180. 
Bonté Frédéric. David Barnsby, pharmacien, naturaliste et précurseur en hygiène sociale. In: Revue d'histoire de la pharmacie, 105e année, N. 397, 2018. pp. 136-139.
DOI : https://doi.org/10.3406/pharm.2018.23608